Faune
La faune terrestre et marine des îles Loyauté est riche d’espèces dont beaucoup sont endémiques.
Faune terrestre
Lézards, serpents et oiseaux composent l’essentiel de la faune terrestre des îles Loyauté. Les serpents des Loyauté sont des boas du Pacifique. Jadis les Loyaltiens consommaient la viande de ces reptiles inoffensifs.

Les papillons rares fendent l’air en croisant les abeilles, récemment introduites. Les apiculteurs d’Ouvéa ont tendance à se spécialiser dans l’élevage des reines, indemnes de toute maladie. Les oiseaux de mer sont légion, en particulier sur les îlots déserts des archipels des Pléiades, au nord et au sud d’Ouvéa.
Depuis 1993, une association s’efforce de protéger la Nymphique d’Ouvéa (Eunymphicus uveaensis), une perruche endémique que la voracité des collectionneurs et des trafiquants a bien failli anéantir. Après avoir frôlé de peu la disparition, l’espèce compte aujourd’hui entre 500 et 800 individus qui parcourent en bandes turbulentes les jardins et les forêts de l’île.
Faune marine
Les lagons des Loyauté abritent une faune aussi riche que diverse. Vers la fin de l’année, les tortues vertes (Chelonia mydas) et tortues grosse tête viennent pondre sur les plages. Six mois plus tard, les baleines croisent au large.

Les lagons, explorés par les dauphins, protègent les jeunes requins et les dugongs. Poissons-perroquets, poissons-papillons, rascasses volantes et limaces de mer habitent les écosystèmes uniques de récifs aux couleurs improbables, dans une eau cristalline.
Les bénitiers, les plus gros bivalves des récifs coralliens, peuvent peser jusqu’à 250 kilos. Certains sont plus que centenaires.
Coraux
Aux îles Loyauté, essentiellement constituées de calcaire d’origine corallienne, le récif corallien se développe non loin du littoral. Hormis quelques passes qui libèrent le passage pour les bateaux, il isole le lagon des assauts de l’océan.

Le corail est au poisson ce que la forêt est à l’oiseau : en Nouvelle-Calédonie, 1 500 espèces différentes en dépendent, une variété unique au monde qu’il convient de protéger. Contrairement aux apparences, le corail n’est pas une plante mais un animal. Il vit en colonies qui constituent les récifs, habités de poissons aux couleurs vives et variées.
Ainsi, le poisson-clown se trouve souvent au contact des anémones de mer. Chaque poisson-clown a une anémone attitrée qu’il défend contre les attaques des poissons-papillons qui tentent de brouter ses tentacules.
Le poisson-perroquet, emblème de la Destination îles Loyauté, doit son nom à ses couleurs chatoyantes et à ses dents en forme de bec. Peu craintif, nonchalant, ce poisson herbivore broute le corail, auquel il arrache à plein bec des algues filamenteuses. La nuit venue, il se dissimule dans les anfractuosités rocheuses, à l’abri des prédateurs.
Animaux totem
Comme ailleurs en Nouvelle-Calédonie – qui en compte 72 espèces ! —, le lézard est un animal totémique très important aux Loyauté. Si vous avez la chance de croiser un lézard à crête rouge, par exemple, il convient de le respecter.

Car dans les légendes, comme celle du lézard de Zimetrötr à Lifou, le lézard s’agrippe à la tête de l’imprudent et dévore toute sa nourriture jusqu’à ce que ce dernier rencontre un sorcier assez savant pour lui expliquer comment s’en débarrasser. Les tortues marines, comme les dugongs, font partie des animaux totémiques et protégés par la loi que l’on peut observer dans les lagons des Loyauté. Elles ne sont chassées qu’à l’occasion des cérémonies coutumières les plus importantes, sur dérogation.
Le boa du Pacifique ou boa des Loyauté peut atteindre 1,50 mètre de long. Inoffensif pour l’homme, excellent chasseur de rongeurs, il était jadis consommé comme aliment et on le retrouve dans plusieurs légendes.








