10 Km²

160 habitants

50 mètres d'altitude


Minuscule point de terre de six kilomètres sur deux, Tiga s'élève à 76 m au milieu de la mer de Corail. Vue du large, l’île se présente sous la forme d’un dôme dressé au-dessus des flots. Sa forme bombée a donné lieu à une légende, qui se transmet par la tradition orale. Elle raconte qu'un rat, poursuivi par les habitants de l'île de Lifou, se sauva sur un rocher appelé « taetawanod ». Il pleura, pleura, jusqu'à ce qu'une tortue accepte de le transporter sur son dos vers Maré. Mais pour lui jouer un mauvais tour, celle-ci s’arrêta entre les deux îles. Et c’est ainsi que la tortue devint Tiga. 

L'île, située à équidistance de Maré et Lifou, dépend administrativement de cette dernière. Tiga (Tokanod en langue drehu) abrite, au nord-ouest, une seule tribu d’environ 150 habitants, membre du district de Lössi. Tiga est reliée à Nouméa et aux autres îles Loyauté par le « Ieneic » ou le twinotter d’air loyauté.

 Le Ieneic, qui est le navire de la SODIL, effectue des rotations régulières sur Tiga le mardi et le jeudi.


Le Ieneic proposera également des rotations spéciales de Lifou à Tiga, notamment durant la Fête de la Pastèque du 12 au 14 janvier.
ieneic@sodil.nc

 

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La vie au rythme de la tradition

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À des années-lumière de la Grande Terre, la plus discrète des îles Loyauté vit à son rythme. Sans eau courante, ni électricité, la tribu perpétue la tradition et coule des jours paisibles. Entièrement dépendante de l’extérieur pour son approvisionnement, Tiga a appris à compter sur ses propres forces. Le village, auquel on accède par une route goudronnée, plus souvent empruntée par les piétons que par les rares voitures, regroupe de modestes maisons coiffées de tôles et quelques cases traditionnelles. Les réserves d’eau sont stockées dans des citernes et chaque habitation est équipée de panneaux solaires qui fournissent l’énergie nécessaire à l’alimentation d’un réfrigérateur, d’un congélateur à basse tension, des petits appareils électroménagers et de la télévision. Lorsque le ciel se couvre, que la pluie se fait plus dense, les si toka (habitants) ressortent les bougies des tiroirs et retrouvent la convivialité des veillées ancestrales.

De la rencontre avec les Anglais, les premiers Européens débarqués à Tiga vers 1840, les habitants de Tiga ont gardé la foi protestante. En témoigne le temple, qui trône au milieu du village, à quelques pas de la maison commune où, le week-end, les femmes se retrouvent pour préparer le repas commun. 

 

Tiga en images

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