132 Km²

4 300 habitants

42 mètres d'altitude


 Ouvéa — Iaaï en langue locale — est l’un des plus beaux atolls du Pacifique, avec sa plage de sable blanc qui s’étend sur 25 km, caressée par une eau limpide et lumineuse aux tons changeants. Longue de 35 km et large par endroits de moins de 40 mètres, pour une superficie totale de 132 km², l’île est traversée du nord au sud par une unique route qui longe tantôt l’interminable plage plantée de cocotiers au bord du lagon, tantôt le grand Pacifique d’un bleu intense. L’eau du lagon offre sa transparence exceptionnelle pour servir de miroir aux majestueuses falaises de Lékiny ou de réserve nourricière aux habitants. L’île d’Ouvéa est un atoll basculé, en partie immergé, dont le lagon n'est pas comblé comme à Lifou ou à Maré, mais fermé au nord et au sud par une série de récifs et d'îlots, les Pléiades. L’atoll d’Ouvéa et les îles Beautemps-Beaupré constituent l'une des six zones du lagon calédonien inscrites en juillet 2008 au Patrimoine mondial de l’humanité.

 

 

l'île la plus proche du paradis

ouvea

Les 4 300 habitants d’Ouvéa puisent leurs origines dans les migrations polynésiennes et mélanésiennes. L’influence polynésienne y est nettement plus marquée qu’à Lifou et Maré, le nom même de l’île est le nom polynésien de l’île Wallis (Uvea). Dans le district coutumier de Saint-Joseph, au nord, la chefferie de Takedji est une sorte d’enclave wallisienne au sein du district kanak. C’est pour cette raison qu’on parle deux langues vernaculaires à Ouvéa : le iaaï, langue kanak, et le faga-uvea d’origine polynésienne. Trois districts coutumiers divisent l’île : Saint-Joseph, Fayaoué et Mouli.

Ouvéa a hérité du surnom d’« île la plus proche du Paradis » dans les années 70, de Katsura Morimura, jeune écrivain japonaise venue séjourner à Ouvéa. Enchantée par le cadre et l’accueil chaleureux, elle intitula le roman qu’elle était en train d’écrire « L’île la plus proche du paradis », et situa l’action sur l’île, racontant une histoire d’amour entre une jeune Japonaise en visite et un descendant de Japonais établi à Ouvéa. Le livre, jamais traduit en français, a aussi fait l’objet d’un film, qui porte le même titre, sous-titré en français. Katsura Morimura est aujourd’hui décédée, mais le titre de son roman, lui, est toujours resté attaché à Ouvéa et explique en partie l’amour des visiteurs japonais pour cette île.

 

Ouvéa en images